(Xinhua) — Le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle de l’Afrique a débuté jeudi au Kigali Convention Center pour explorer le rôle clé que joue l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle (IA).
Sous le thème “L’intelligence artificielle et le dividende démographique de l’Afrique : réimaginer les possibilités économiques pour la main-d’œuvre africaine”, ce rassemblement a pour objectif de mettre en lumière les possibilités économiques offertes par la technologie pour un continent qui dispose de la main-d’œuvre la plus dynamique au monde.
Parmi les personnalités présentes, on compte des figures de premier plan, telles que le président rwandais Paul Kagame et son homologue togolais Faure Gnassingbé. Des experts du secteur technologique, des investisseurs et des chercheurs renommés ont rejoint cet événement pour partager leurs connaissances et discuter des avenues que l’intelligence artificielle ouvre pour le développement du continent africain.
Dans son discours, M. Kagame a souligné l’urgence de procéder à des investissements stratégiques dans les infrastructures numériques, le développement de la main-d’œuvre et l’intégration continentale pour garantir un avenir prospère à l’Afrique grâce à l’IA.
Il a salué le rôle de l’Union africaine, de Smart Africa et de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour leur soutien à la création du Conseil africain de l’intelligence artificielle, une initiative visant à orienter le développement de l’IA sur le continent.
“Le potentiel d’innovation et de créativité de notre continent est immense, et c’est déjà un avantage comparatif que l’intelligence artificielle peut multiplier”, a-t-il ajouté.
Quant à son homologue togolais, M. Gnassingbé a souligné le rôle fondamental de la jeunesse africaine dans l’exploitation du potentiel intellectuel du continent. “Notre jeunesse doit bénéficier d’une formation et de connaissances qui lui permettront d’être compétitive sur un marché mondial en constante évolution. Nos ressources naturelles seront essentielles à la construction d’une infrastructure performante”, a-t-il déclaré.
Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a souligné l’importance de faire avancer les politiques de développement sur le continent, en particulier celles liées à l’IA. Il a appelé l’Afrique à rester déterminée à intégrer l’IA dans ses secteurs clés, et à renforcer la coopération continentale pour que le développement de ces technologies soit inclusif et bénéfique à tous.
Réunissant plus de mille participants venus du monde entier, le sommet de deux jours comprendra plus de 20 sessions, abordant des sujets comme la gouvernance des données, l’infrastructure nécessaire pour l’IA, l’entrepreneuriat, ainsi que son impact sur des secteurs comme l’agriculture.